Quelle combinaison, selon la saison, en Vendée
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L’eau de l’Atlantique n’a pas la même température en mars et en septembre. Ce que veulent dire les chiffres 4/3, 3/2 et shorty, et ce qu’on porte réellement au fil de l’année.
Comment se lit une épaisseur
Une combinaison est décrite par deux ou trois chiffres : 5/4/3, 4/3, 3/2. Ce sont des millimètres de néoprène, dans l’ordre : d’abord le torse, ensuite les jambes, enfin les bras.
Pourquoi cette différence ? Parce que le tronc doit rester chaud — c’est là que le corps protège ses organes — alors que les bras et les jambes ont besoin de plier. Une épaisseur uniforme tiendrait plus chaud, mais on ramerait comme dans du plâtre.
Deux mots de vocabulaire :
- Shorty : manches et jambes courtes. Réservé à l’eau vraiment chaude.
- Intégrale : bras et jambes longs. C’est le format normal sur la côte atlantique.
L’eau, mois par mois, sur la côte vendéenne
L’eau ne suit pas l’air : elle a un retard d’environ deux mois. Elle est au plus froid en fin d’hiver, pas en janvier, et au plus chaud en fin d’été, pas en juillet. C’est la raison pour laquelle septembre est souvent le meilleur mois de l’année pour se mettre à l’eau : l’eau est au plus haut, et la plage s’est vidée.
En ordre de grandeur, sur la côte atlantique française :
| Période | Eau | Ce qu’on porte |
|---|---|---|
| Février – avril | Le plus froid de l’année | Intégrale épaisse, cagoule, gants, chaussons |
| Mai – juin | Ça remonte vite | Intégrale 4/3, puis 3/2 |
| Juillet – août | Le plus agréable | 3/2, shorty les bons jours |
| Septembre – octobre | Encore bon longtemps | 3/2, puis 4/3 en fin de période |
| Novembre – janvier | Ça redescend | Intégrale épaisse et accessoires |
Ces valeurs sont des repères, pas une règle : une semaine de vent de terre peut faire chuter la température de l’eau de plusieurs degrés en quelques jours, en repoussant l’eau de surface vers le large.
La température relevée au large des Sables-d’Olonne est affichée en direct sur la page d’accueil, dans le cadre « Maintenant, à l’eau ».
Ce que vous n’avez pas besoin d’acheter
Dans un cours, la combinaison est fournie, et c’est une bonne chose : une combinaison mal taillée est pire que pas de combinaison. Trop grande, elle se remplit d’eau froide à chaque vague ; trop petite, elle vous empêche de ramer et vous fatigue en dix minutes.
Le principe du néoprène est souvent mal compris. Une combinaison de surf n’est pas étanche : elle laisse entrer une fine pellicule d’eau, que le corps réchauffe et qui reste emprisonnée. C’est cette couche d’eau tiède qui isole. D’où la règle : une combinaison doit être serrée. Un peu trop serrée sur le sable, c’est probablement la bonne taille à l’eau.
Les accessoires, et quand ils servent vraiment
- Les chaussons : dès que l’eau descend bas, ce sont les pieds qui lâchent en premier. Ils font aussi gagner en confort sur un fond de sable coquillé.
- La cagoule : le corps perd beaucoup de chaleur par la tête. C’est l’accessoire qui change le plus une session d’hiver, et celui qu’on met le plus tard.
- Les gants : utiles quand il fait froid, mais ils réduisent les sensations. La plupart des gens les mettent en dernier.
- Le lycra : ce n’est pas une protection thermique, c’est un vêtement d’été contre le frottement de la planche et contre le soleil. Dans un cours, il sert aussi à repérer le groupe d’un coup d’oeil depuis le bord.
Un mot sur le soleil
L’eau réfléchit, on ne sent pas la chaleur, et on reste immobile à attendre les vagues. C’est la recette parfaite pour un coup de soleil mémorable, y compris par ciel couvert. Crème résistante à l’eau, appliquée vingt minutes avant d’entrer, sur le visage, la nuque et le dos des mains — les trois endroits que tout le monde oublie.
un cours à Les Sables-d’Olonne, toute l’année, à partir de 35 €