Le vocabulaire du surf, expliqué simplement
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Take-off, line-up, mousse, leash, série, goofy, spot : les mots qu’on entend dans un cours ou sur la plage, traduits en français normal.
Dans l’eau
La mousse — l’écume blanche qui reste après qu’une vague a déferlé, et qui continue à avancer vers la plage. C’est là que tout le monde apprend. Elle pousse sans casser, et on y a pied.
La vague verte — la vague avant qu’elle ne déferle, encore lisse. C’est l’étape suivante, après la mousse, et souvent l’objectif d’une deuxième saison.
Le line-up — la zone où les surfeurs attendent, au-delà de la barre. Littéralement « la file d’attente », et c’est bien de ça qu’il s’agit : il y a des règles de priorité, et les apprendre fait partie du sport.
Une série — les vagues n’arrivent pas régulièrement mais par groupes de trois à six, séparés par des accalmies. Attendre la bonne série est une compétence à part entière.
Le take-off — le passage de la position allongée à la position debout. Le geste central du surf, celui qu’on répète sur le sable avant de le tenter à l’eau.
Le pic — l’endroit où la vague commence à casser. C’est de là qu’on part.
Un courant de retour — l’eau poussée vers la plage repart vers le large par les zones les plus creuses. On ne le remonte jamais de face : on sort sur le côté, parallèlement à la plage.
Sur la planche
Le leash — le fil qui relie la cheville à la planche. Il évite de perdre la planche à chaque chute, et surtout d’aller la rechercher sur trente mètres. On l’attache toujours à la jambe arrière.
Le wax — la paraffine qu’on frotte sur le dessus de la planche pour ne pas glisser. Sans elle, une planche mouillée est une savonnette.
Le rocker — la courbure de la planche vue de profil. Plus elle est courbée, plus la planche tourne facilement ; plus elle est plate, plus elle glisse vite en ligne droite.
Les dérives (ou fins) — les ailerons sous la planche. Ce sont eux qui empêchent la planche de partir en travers.
Une planche de mousse (softboard) — grande, épaisse, et recouverte de mousse souple. C’est la planche des débuts, pour deux raisons : elle porte beaucoup, donc elle pardonne, et elle ne blesse personne quand elle vous tombe dessus.
Vous concernant
Regular ou goofy — la position des pieds. Regular, c’est pied gauche devant ; goofy, pied droit devant. Ce n’est pas lié à la main dont on écrit, et il n’y en a pas une meilleure que l’autre. Le moniteur la détermine en général en une minute, sur le sable.
Un spot — un endroit où on surfe. La Grande Plage des Sables-d’Olonne est un spot ; le mot n’a rien de mystérieux.
Un beach break — un spot dont le fond est en sable, par opposition au reef break (fond de récif) et au point break (vague qui se déroule le long d’une pointe rocheuse). Les beach breaks sont les plus sûrs pour apprendre, et les plus changeants : le sable se déplace, donc le spot n’est jamais exactement le même d’une année à l’autre.
Se faire rincer — passer dans la machine à laver, c’est-à-dire se faire rouler par une vague. Ça arrive à tout le monde, tout le temps, et c’est parfaitement sans danger dans une zone où on a pied.
Le seul mot à retenir
Aucun. On peut faire une première séance sans connaître un seul de ces mots — ils s’attrapent tout seuls, à force d’être dans l’eau. Cette liste sert surtout à ne pas se sentir bête la première fois qu’on entend « attends la prochaine série ».
un cours à Les Sables-d’Olonne, toute l’année, à partir de 35 €